La précarité énergétique gagne du terrain…

Précarité énergétique : + 4,2 % d’interventions pour impayés en 2018 pour électricité et gaz naturel

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018, les fournisseurs d’électricité et de gaz naturel ont déclaré la mise en œuvre de 572 440 interventions pour impayés, contre 549 387 en 2017. Ce qui représente donc une hausse de 4,2 %. Pour la seule électricité, les interventions pour impayés sont en hausse de 4,9 % !
Ainsi, en 2018, le nombre d’interventions pour impayés a augmenté de 4,9 % en électricité par rapport à 2017. Ces interventions pour impayés se traduisent par des interruptions de fourniture d’énergie et/ou par des réductions de puissance en électricité.
Cependant, pendant la trêve hivernale des coupures d’énergie, (c’est à dire entre le 1er novembre et le 31 mars.) Les fournisseurs ne peuvent pas interrompre la fourniture d’énergie des clients particuliers, pour leur résidence principale, pour un impayé. Les fournisseurs d’électricité peuvent cependant faire procéder à des réductions de puissance, sauf pour les bénéficiaires du chèque énergie. Le chèque énergie remplace les tarifs sociaux, et s’est généralisé sur tout le territoire français depuis 2018. Les conditions de son attribution (+ 2.2 millions de foyers supplémentaire) et son montant (+ 50 € pour ceux qui étaient déjà éligibles en 2018) ont été revues à la hausse en 2019.
« Le prix de l’énergie augmente inéluctablement compte tenu du contexte économique. Aucune promesse politique ne peut combattre cette hausse. Cependant, il est indispensable que notre société protège les personnes les plus vulnérables en mettant en place des protections légales assurant la certitude de pouvoir avoir accès à l’énergie ou de louer un logement décent. » Jean Gaubert, médiateur national de l’énergie.
Dans ce contexte de précarité énergétique, l’autoconsommation solaire et les énergies renouvelables tout leurs sens.
Cliquez ici pour lire le communiqué de presse du médiateur national de l’énergie