La crise mondiale causée par le Covid-19 révèle au grand jour une vulnérabilité systémique dont nous ne soupçonnions pas l’ampleur. 

Le covid-19 fait repenser le système   

Les grandes épidémies existaient déjà bien avant la mondialisation, qui n’est donc pas en cause dans l’absolu. Cependant ce virus de quelques nanomètres, a réussi à faire tourner le monde au ralenti. Mais le coronavirus nous a permis d’ouvrir les yeux sur la fragilité du système. Cela nous a aussi permis de nous confronter à l’urgence d’être bien préparé aux crises futures, notamment climatiques. 

Il est nécéssaire de rebâtir et repenser notre résilience collective. Cette résilience nécessitera des mutations profondes comme par exemple la  « relocalisation des activités stratégiques » évoquée par le Président de la République.  Elle devra s’accompagner d’un rééquilibrage, c’est à dire qu’il faudra « écologiser » toutes les activités. Sans oublier bien sur qu’il faut « re-régionaliser davantage les courants économiques » (Hubert Védrine). Il est primoridal de remettre en marche, et redévelopper les circuits courts.  

L’enjeu sera de d’aborder et d’adapter ces évolutions dans tous les secteurs (sanitaire, économique, financier, industriel, social…). C’est essentiel pour mener à bien la reconstruction de notre résilience ainsi que la réduction des émissions de CO2.

La difficulté française     

En France, ce projet se heurte à une difficulté majeure : notre dépendance énergétique. Eh oui, nous importons le pétrole pour notre mobilité, le gaz pour nos usages domestiques ou industriels, et l’uranium comme combustible à nos centrales nucléaires

Ce sont de réels facteurs de risques, des facteurs qui sont autant de brèches qu’il est  nécessaire de colmater. Le secteur de l’énergie est le domaine stratégique par excellence. Il est à la fois vital au fonctionnement de nos sociétés et incontournable sur la question climatique. Une chose est sûre, le secteur de l’énergie doit réussir cette mutation en priorité. 

De plus, le modèle traditionnel de production électrique repose exclusivement sur des installations centralisées. Ce modèle traditionnel de production électrique est déjà profondément transformé par l’irruption des énergies renouvelables et notamment de l’énergie solaire photovoltaïque.  

L’énergie solaire est produite par des installations automatisées, digitalisées, décentralisées, foisonnantes et implantées dans les territoires au plus près des besoins. L’énergie solaire semble avoir été inventée pour répondre à cet enjeu de résilience. 

Consommer l’énergie solaire française  

En misant sur le solaire, la France pourrait se doter d’une véritable indépendance énergétique. Certes, dans ce domaine comme dans tant d’autres, nous avons fait des erreurs. La France à laissé l’Asie prendre le dessus en terme de production industrielle. Mais tout comme pour les masques et le gel, la relocalisation de cette production est possible et nécessaire ! 

Nous disposons de l’expertise et des matières premières nécessaires. Loin de se limiter aux panneaux, la chaine de valeur du solaire mobilise d’autres secteurs de pointe. Des secteurs comme le stockage ou les réseaux intelligents qui représente déjà environ 20 000 emplois non délocalisables sur tout le territoire.   

 L’énergie solaire est un puissant vecteur de réduction de nos émissions de CO2 . Il est regrettable que certains, attachés au statu quo, affirment que le faible contenu en CO 2 du mix électrique français rendrait inutile voire contre-productif le développement de l’énergie solaire.

Pour conclure…

Une étude publiée par le think-tank France Territoire Solaire et réalisée par les cabinets Artelys et I-Care & Consult, vient les contredire en démontrant que chaque nouveau kilowattheure solaire rajouté dans notre mix électrique, se substitue surtout à des sources thermiques (charbon, gaz) en Europe.  

Ainsi, à partir du mix électrique visé par la France à l’horizon 2030,  augmenter de 30% notre production d’énergie solaire génère une économie supplémentaire de 3,8 millions de tonnes de CO 2 par an en Europe.   

Face à une crise d’une telle ampleur, la mobilisation doit être totale pour doter nos territoires des infrastructures qui assureront leur résilience et leur dynamisme économique, faire de la France un leader mondial de l’énergie solaire, et saisir cette chance inespérée de réduire nos émissions de CO2 !  

 Faites le choix de l’énergie renouvelable, pensez demain, consommez une énergie renouvelable française !